
« Les âmes des vivants et les âmes des morts sont de douces marionnettes. La chose la plus extraordinaire est que tu as compris que les marionnettes se font bouger les unes les autres. Chaque marionnette fait fonctionner d’autres marionnettes et ainsi de suite. Il n’y a pas de marionnettes sans importance pour les autres marionnettes. Tu as compris que tu es aussi une marionnette et tu cherches non pas à t’affranchir de l’état de marionnette, chose impossible, mais à ne pas utiliser cet état de fait et à le laisser s’atrophier par manque d’exercice. Chaque fois que la marionnette qui est en toi veut s’exprimer, tu t’abstiens de prendre position, tu t’éclipses, tu te retires, tu n’interviens pas et la marionnette se meurt dans sa soif inassouvie. »
Voici un livre surprenant et qui annonce la naissance d’un écrivain.
PS : Malgré ce grand livre le blogueur est fatigué, plombé, il va donc se reposer, si possible, pour une durée indéterminée.
11:46 Publié dans Écrivains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
“ Sophie Chambard a une drôle de manie d’art : elle met des faux papillons en boîte. Papillons de papier, papillons de mots.
Il y a quelque temps, son mari lui a donné une image du manuscrit des Mains gamines téléchargée chez Armand Dupuy, et, comme elle avait aimé Les Adolescents troglodytes, elle en a fait des papillons… ”

11:41 Publié dans Sophie Chambard : Boîtes à papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Quand j’avais une journée devant moi, je me croyais habile à embrasser l’étendue, à écrire sous la menace, à vivre dans la peur… J’aimais une enfance pour écrire mon amour… J’ai dû écrire le mot deux ou trois fois, sans peur… Un peu de mort, sans peur, renforçait mes phrases… J’aurais voulu écrire jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne sous un nom… »15:38 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Fort je reste, ayant souffert16:40 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Cette main vivante, à présent chaude et capable
D’une étreinte fervente, ne manquerait, serait-elle froide
Et dans le silence glacial de la tombe,
De hanter tant tes jours et tant transir les rêves de tes nuits,
Que tu souhaiterais ton cœur tari de sang
Pour qu’en mes veines à nouveau puisse la vie rouge affluer,
Et toi calmer ta conscience. Regarde, la voici
Vers toi, vers toi je la tends. »
14:45 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
David Gascoyne14:42 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sonnet LXVI16:37 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« l’alphabet se demande15:37 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note