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“ Sophie Chambard a une drôle de manie d’art : elle met des faux papillons en boîte. Papillons de papier, papillons de mots.
Il y a quelque temps, son mari lui a donné une image du manuscrit des Mains gamines téléchargée chez Armand Dupuy, et, comme elle avait aimé Les Adolescents troglodytes, elle en a fait des papillons… ”

11:41 Publié dans Sophie Chambard : Boîtes à papillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Quand j’avais une journée devant moi, je me croyais habile à embrasser l’étendue, à écrire sous la menace, à vivre dans la peur… J’aimais une enfance pour écrire mon amour… J’ai dû écrire le mot deux ou trois fois, sans peur… Un peu de mort, sans peur, renforçait mes phrases… J’aurais voulu écrire jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne sous un nom… »15:38 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Fort je reste, ayant souffert16:40 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Cette main vivante, à présent chaude et capable
D’une étreinte fervente, ne manquerait, serait-elle froide
Et dans le silence glacial de la tombe,
De hanter tant tes jours et tant transir les rêves de tes nuits,
Que tu souhaiterais ton cœur tari de sang
Pour qu’en mes veines à nouveau puisse la vie rouge affluer,
Et toi calmer ta conscience. Regarde, la voici
Vers toi, vers toi je la tends. »
14:45 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
David Gascoyne14:42 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sonnet LXVI16:37 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« l’alphabet se demande15:37 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Je fis un rêve ! Que peut-il vouloir dire ?15:35 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Il n’y avait pas de nom et nous accostâmes à minuit.
Les cinq filles qui riaient ensemble à la lumière du réverbère
Bras autour de la taille, dans le parking aux ombres mortes,
Ne purent ranimer nos cœurs empoisonnés de salure marine.
Il n’y avait pas la moindre beauté dans cet endroit.
Mais au réveil matinal, découvrant comme à portée de main
Le quai, la route, le marché, le cadran de l’horloge amie,
– La physionomie d’une terre nouvelle –
Notre drapeau flottant printanièrement au mât du bureau de poste,
Chaque pierre étant comme la promesse d’un courrier de femme
Aimée, tandis que montaient à la chaîne de notre coque rouillée
Les automobiles à forme géométrique étincelant dans le soleil –
Ce fut urgence pour Christian de quitter le Marais Désespoir,
Pour Crusoé d’apercevoir le pas de Vendredi dans le sable. »
Malcolm Lowry16:28 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Ainsi s’écouterait-on lire, jusque fort tard, dans la nuit, du fond de son oreille. À flotter et s’absorber épongeusement – comme seul un buvard sait le faire – au plus creux de ce que serait notre silhouette de lecteur. L’épelant en aveugle, du bout des doigts se la tâtant hâtivement en tête, la palpant dans sa découpe d’ombre.17:06 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note